26 juin 2009
Entre temps dans ma vie, c'était plein tous les jours. J'ai fais mon festival de salsa. Trois jours à danser autour de la piscine, dans la piscine, sur la plage, dans la rue, sur les trottoirs et dans la grande salle. Avec Partenaire, et avec des inconnus, qui mettent parfois les mains dans les cheveux, et qui sourient en disant merci à la fin. C'est tous les gestes que j'aime, cette main tendue, paume vers le ciel "tu veux?", les doigts qui s'accrochent, les sourires de surprise. C'était vraiment trois jours hors de tout, avec des coups de soleil sur les épaules, du sable partout, et la grande piscine bleu ou Céline n'avait pas pied. Danser dans l'eau, ça veut dire finir très souvent la tête sous l'eau, et remonter à l'air pour éclater de rire. La soirée à thème disco avec nos paillettes et nos grosses lunettes, les couleurs vives comme le jaune, le orange ou le violet. La dernière musique, le sourire de Partenaire, sur les Bee Gees. Se coucher très tard, et le lendemain, avoir des mines fatiguées en partant faire le défilé.
Mais les lunettes nous ont bien cachés. Et puis, entendre la musique nous a réveillé, et on a suivi le cortège durant deux heures. Avec les pauses en pleine rue, pour pouvoir danser. On n'était plus fâché, avec Partenaire. A vrai dire, on ne l'est jamais, quant on danse. Notre groupe de six à fini par rejoindre la plage, remplie de sable, de galets et d'algue. On a posé les serviettes, et l'un de nous a hurlé "rueda!". Un peu plus loin, un groupe de danseurs en rond, et de la musique. On a couru pour se mêler à eux, et pour rire encore. Je crois que c'est à ce moment là que mon maillot à pois en a profité pour me laisser des marques blanches autour de mon cou. La salsa s'est terminé, et j'ai dansé une danse plus proche avec un joli brun aux yeux bleu. Je ne me souviens pas de son nom, juste que c'était agréable de danser en entendant l'océan. Même si après, quand on a essayé de se baigner dans l'eau très froide, j'ai vu une chose rose-transparente près de ma jambe, ai ouvert grand les yeux, et ai hurlé "méduse!" avant de m'échapper des vagues. Un moment d'hésitation des autres "c'est vrai?" et les cinq silhouettes se sont dépêchées de me rejoindre. La tête contre le sable, on a dormi, ri, mangé des pêches minuscules, parlé du ciel tout bleu et du soleil qui a eu la bonne idée de venir lui aussi.
La soirée a été longue, à cause du repas autour de la table ronde qui n'en finissait pas, à cause des nos histoires, et des pleurs des fou rires. On est arrivé en retard, bien trop nombreux dans la voiture, et toujours le même album dans le lecteur. Quand on a vu la première robe blanche, on a crié. Celles d'après aussi. Plus de mille personnes habillés en blanc, c'était magique. Surtout avec les lumières violettes, et les jupes des filles qui tournent tournent. Ma robe aussi, évidemment, j'avais essayé avant. Je ne me souviens plus des visages de ceux avec qui j'ai dansé, juste des sourires, et de Laure qui me criait dans l'oreille "lui il m'a fait tomber!". Avec Partenaire, notre bouteille de rhum a souffert, et il y avait beaucoup trop de sourires sur nos visages. Notre punch était décidément trop fort, notre soif trop grande dans la salle où la chaleur était à mourir. Le ciel tournait un peu, et ce n'était pas grave. Y'avait nous au milieu, c'était le mieux.
Le dernier jour, on a occupé les bords de la piscine. Partenaire était déjà reparti, et nous les filles, on a participé à la leçon de danse dans l'eau. L'eau chlorée, et les morceaux lents. Je n'avais plus de lentilles, mais le flou était tout aussi doux. Je voyais justement nettement les sourires, et c'était bien suffisant. Le contraste des peaux caramel, chocolat contre ma peau toute claire. Le reste de maquillage noir contre mes yeux, et sur mes joues encore quelques paillettes. On a attendu le dernier moment pour partir, et on a serré ceux qu'on quittait dans nos bras. A mon poignet, mon bracelet doré, qui signifiait que je faisais partie du festival. J'ai mis une semaine à l'enlever. Il est sur ma table noir, à côté des photos, les costumes en boules dans un coin. Dans le creux des téléphones, et en petits mots noirs sur les écrant, y'a nos souvenirs. Et déjà nos promesses, qui disent toutes la même chose. A l'année prochaine!
12 juin 2009
Je ne sais plus quoi faire avec Partenaire, alors je laisse faire et tant pis. Jeudi il est venu discuter. Pour dire que c'était normal qu'il oublie ma soirée d'anniversaire, puisqu'il est tellement tête en l'air. Passons. Tant pis tant pis.
Dans le reste, avec mes gens de coeur, pour de vrai eux, c'était des sourires. Mon angine à moitié passé, un message de Chou-Colloc sur mon écran "sois prête pour 20:00". Un tour à la pharmacie plus tard, ma poche remplie de cachets vitaminés pour la gorge et d'anti-fièvre. Contre le miroir, c'était un essaie de toutes les couleurs, pour cacher ma peau toute pâle. Entre temps, Choub-colloc était rentrée faire une sieste, en boule sur le lit défait. Un peu avant l'heure, je l'ai réveillé avec mes doigts dans ses cheveux courts. Il a toujours un air de petit enfant quand il se lève.Un peu de courage pris, et c'était nous deux qui marchions sur les trottoirs, direction rer A, pour y retrouver l'un de ses amis, adorable. Après les présentations dans une rame bondée, il y a eu encore quelques pas à faire pour se retrouver dans le studio de télévision. Entrée presse, sourire des hôtesses et entrée sur le côté. En haut de l'escalier, le coin presse, les verres de champagne et la main de Chou entre mes omoplates. Nos rires, nos bêtises et finalement le reste, on l'a beaucoup moins bien suivi. Les discours de l'animatrice, les chansons. J'ai surtout aimé le chauffeur de salle, et les visages des musiciens. J'aime surtout les moments qu'on passe tout les deux, et les coupes de champagne qu'on boit un peu vite. En bas du balcon, le jury se baladait et les candidats discutaient, pendant les coupures pub. On est rentré un peu tard, avec la nuit bien avancée. On a prit à manger, et on a rit, mon bras accroché au sien. Y'a des nuits qui sont belles à Paris
09 juin 2009
Le mémoire est imprimé-relié-rendue. Il n'y a plus de document en anglais à traduire, ni d'ongles qui s'enfouissent dans les cheveux. En échange, j'ai encore des oraux, un rapport, des cours. Le mois du juin s'amuse avec de la pluie, des orages, et des grands morceaux de soleil. Alors bien sur, entre temps, j'attrape froid, et ma gorge me brûle. L'angine, c'est aussi-surement-avec-de-grandes-chances aussi à cause de Partenaire, pour qui je garde une colère qui n'a jamais franchit la frontière de ma bouche. Elle est restée coincée à l'intérieur, par la surprise qu'il ne comprenne pas les blessures qu'il provoque, et la peur qu'une fois dehors, je ne puisse plus l'arrêter. Qu'elle emporte tout mes mots avec elle, pour lui dire a quel point il me déçoit, à quel point je n'en peux plus, et que je ne sais plus quoi faire.
Que j'attends presque qu'il parte loin, quit à en pleurer la première. Quit à en être malheureuse chaque jeudi soir, chaque fois que je m'entrainerai sans lui, chaque fois que je chercherai mon partenaire des yeux parmi le cercle des garçons. Je sais que ça me brûlera les yeux de ne pas le trouver, je sais que j'aurai un peu mal. Mais ça finira par passer, parce que ça passe toujours, quand ils s'en vont. Il suffira d'essuyer mes yeux avant, même si ça se voit toujours près de mes iris bleus. Il y aura Laure, et le nouveau Damien avec ses boucles toutes blondes. Peut être que j'oublierai petit à petit, toutes les soirées à deux. Je croise les doigts, fort. Je veux l'amnésie de nos moments heureux. Je veux t'oublier. Parfois, t'es vraiment trop douloureux.
02 juin 2009
Le goût des cigarettes contre les lèvres, et du champagne
sur les commissures. Juin est bien là. Le soleil, le doré contre ma peau, et
Paris qui revient. Il y a des notes de piano dans l'appartement blanc, et ça
ricoche de rires entre chaque coin. Le soleil est différent de mon sud, mais
avec les sourires de mon chou-colloc, c'est du pareil au même.
Il y les câlins de ma Chatou et d'Isa. Le stress qui ne part pas, et en échange
les biscottes de confitures à la fraise. J'échange des tournures de phrases
contre des crêpe-banane-sucre. Dans le téléphone, c'est les mots d'amour de
Lord. Et dans l'autre sens, mes mots à moi sur le répondeur de So qui part en
Chine pour trois mois, avec quarantaine d'une semaine à la clef en arrivant.
Elle ne sera pas là pour la soirée du 15 aout, alors elle aura droit à une
bougie, celle des-gens-qu'on-veut-plus. Elle sait que pour elle, c'est pour de
faux, alors elle veut une photo, qu'elle ouvrira depuis son petit bout du
monde. Elle me manque, même depuis seulement deux jours. Et je lui dirai, quand
j'aurais une adresse, ou elle une connexion internet. Tout comme je l'ai dis à
ma blonde Chatou alors qu'on montait les marches de notre tour 46. Tu m'a
manqué même si maintenant j'ai l'impression qu'on s'est quitté hier. Ca faisait
bien longtemps que je n'avais pas vu Paris ensoleillé. Je l'accorderais bien au
féminin, à cause de cette impression de vieille dame, avec ses balcons taillés
et ses vieilles pierres. Ca ressemble tellement à ma vieille-grande-ville. On
l'a dit hautaine et froide, et moi j'y vois le contraire. J'y vois les murs
tièdes le soir à force d'être brûlés la journée par le soleil, j'y vois toutes
les bêtes à plumes derrière les grilles dorées du jardin public, j'y vois les
pavets qui me font raler, mais qui mène toujours sur les lieux qu'on aime. J'y
vois tout ce qui nous manque ici, quand on soupire Chou-colloc et moi.
A la fin de la semaine, j'aurai rendu ma cinquantaine de pages de mémoire.
J'aurai peut être avancé ma vingtaine de pages de mon rapport. J'aurai surement
encore le cœur un peu mal cicatrisé, de Partenaire qui ne comprend jamais.
J'aurai le visage de Mat Mat près de moi, dans un ailleurs que je découvrirai.
J'aurai les soins encore à faire, de ce petit rajout de métal que j'ai encore fais.
Et s'il y encore du soleil, a la fin de ma semaine, j'aurais un bout de mon
été.