Nan

Ici.

09 juin 2009

Le mémoire est imprimé-relié-rendue. Il n'y a plus de document en anglais à traduire, ni d'ongles qui s'enfouissent dans les cheveux. En échange, j'ai encore des oraux, un rapport, des cours. Le mois du juin s'amuse avec de la pluie, des orages, et des grands morceaux de soleil. Alors bien sur, entre temps, j'attrape froid, et ma gorge me brûle. L'angine, c'est aussi-surement-avec-de-grandes-chances aussi à cause de Partenaire, pour qui je garde une colère qui n'a jamais franchit la frontière de ma bouche. Elle est restée coincée à l'intérieur, par la surprise qu'il ne comprenne pas les blessures qu'il provoque, et la peur qu'une fois dehors, je ne puisse plus l'arrêter. Qu'elle emporte tout mes mots avec elle, pour lui dire a quel point il me déçoit, à quel point je n'en peux plus, et que je ne sais plus quoi faire.

Que j'attends presque qu'il parte loin, quit à en pleurer la première. Quit à en être malheureuse chaque jeudi soir, chaque fois que je m'entrainerai sans lui, chaque fois que je chercherai mon partenaire des yeux parmi le cercle des garçons. Je sais que ça me brûlera les yeux de ne pas le trouver, je sais que j'aurai un peu mal. Mais ça finira par passer, parce que ça passe toujours, quand ils s'en vont. Il suffira d'essuyer mes yeux avant, même si ça se voit toujours près de mes iris bleus. Il y aura Laure, et le nouveau Damien avec ses boucles toutes blondes. Peut être que j'oublierai petit à petit, toutes les soirées à deux. Je croise les doigts, fort. Je veux l'amnésie de nos moments heureux. Je veux t'oublier. Parfois, t'es vraiment trop douloureux.

Posté par Hodei à 01:02 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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