Nan

Ici.

26 mai 2009

Mes émotions se mélangent. D'un côté le mémoire, avec le stress, les nuits un peu courtes, les dix doigts qui fouillent dans les cheveux blonds. A côté de l'ordinateur, des tasses de thé vides, des morceaux de chocolat noir, et tout le bazar du bureau, comme un collier de perle, un porte monnaie union jack, ou encore un carnet dont les pages blanches sont remplies de bulles dessinée pendant des discussions au téléphone. J'ai moins d'une semaine pour finir mon texte, ça m'affole joyeusement, même si je ne cesse de répéter "plus jamais en retard, plus jamais en retard". Je crois que ma vie scolaire s'est toujours constituée de choses au dernier moment, de bidouilles, de marques d'ongles contre les paumes. Et toujours dans un coin de la chambre, un chat qui dormait.

Pour compenser, il y les jours d'anniversaires de mai. La soirée du mien, et mon homonyme blonde. Autour de table remplie de bouteille en verre, de bougies, de gâteau au chocolat et crumble pomme-fraise, de pizza au chèvre et de photos de rire. Dans le creux de ma main, du papier cadeau rouge en boule, et un ipod rose bombé. "Mais vous êtes complètement fous!". Des visages en-sourirés, des baisers sur chaque joue, la musique toujours en boucle. Antoin avait son bon visage, celui que j'aime, et qui me fait toujours répondre "Tu ne le connais pas!", à Lord qui argumentait contre lui. Son côté doux est rare, mais chacun a pu le voir. Ses mots, ses rires, et son metre-quatre-vingt-huit. Il s'est très entendu avec Ré-a, et connaissait par coeur des chansons que je n'ose mettre ici. La soirée s'est fini au début du matin.

Partenaire a oublié mon anniversaire, et ma soirée également. Dans mon téléphone, la voix de ma Laure doré faisait écho à ma colère. On a dit qu'on verrait plus tard, et je n'arrive même pas a dissocier la deception de l'amertume. Alors pour faire des sourires vers le haut, je passe les doigts sur les rebords fushia de mon lecteur, et j'ai comme tout les visages qui me l'ont offert en relief. C'est beaucoup mieux que l'absence.

Posté par Hodei à 15:39 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 mai 2009

Le temps passe tellement vite. Orage de grêle, du soleil en doré sur ma peau, et de nouveau de la pluie. Entre temps Lord demande de l'aide, et on déménage son canapé victorien. Des mikados et du thé glacé pour remercier les courageux. Contre la porte de la cuisine, des grattements de griffes des mécontents.

Ma jolie Agathe est passée faire quelques photos, pour son book. C'était drôle, remplie de rouge à lèvres, de crayon noir, d'anecdotes de cinéma "non mais c'est nul!",et de surprises. Au final, c'était surtout beaucoup de sourire, devant et derrière l'appareil. Pour la prochaine fois, il faut qu'on fouine dans les friperies pour trouver des robes anciennes, qui finiront contre mon corps et dans l'eau. Ca me fait du bien de la revoir. Les liens parfois, c'est quand même drôlement solides. Un peu oublié, un peu remplie de poussière, mais toujours là.

Et quand je ne suis pas à poser contre du carrelage blanc, ou coder dans des salles de lycée, je découvre encore et toujours ma Vieille Grande Ville. Tellement de rues, d'endroits, de chose qu'on ne prend pas le temps de visiter. Avec un Lord avec ses doigts entre les miens, je pourrais y passer des heures. Et souvent, au détour d'une allée, c'est un visage connu, un appel, pour des verres improvisés pendant que l'été joue à revenir. Et même la nuit, avec juste mon bustier noir et mes épaules nues, je dis "tant pis" aux regards pas jolis, et je garde la main de Lord tout apprété dans la mienne.

Hier pour mon anniversaire, c'est des mots d'amour par telephone, par mail, ou encore en face à face. Je compte les gens et je me pince tellement ça me laisse toute heureuse, tout ce monde. Du champagne, un peu trop, des sourires, des voix toutes la journée. L'été tarde à arriver, on l'a remplacé.

Posté par Hodei à 19:28 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 mai 2009

J'ai encore un peu de sable sur le jean, mais pas beaucoup de soleil sur la peau. Peut être sur le visage. Mais ce n'était pas le plus important. Juste une poignée de jours et les autres. Melle Anis utilise le terme "mes gens" quand elle parle de ceux qui sont proches. J'aime bien cette expression, "mes gens".

On a rit jusqu'à en pleurer, on a parlé pendant des heures entières. Et même la nuit tombée, les couettes sur les corps un peu fatigués, on a continué à discuter. De tout ce qui va, et tout ce qui va moins bien. Des trucs de filles, des bêtises des garçons. Et plein de mains dans les cheveux, de baisers dans le cou, des bras qui se tendent et des câlins entre les portes. Dans la voiture, il y avait de la musique beaucoup trop forte, des danses improvisées et des paroles plus ou moins su. Les gens dans l'autre sens jetaient des regards étranges, et Chou roulait un peu vite. Au début j'avais mes ongles qui s'enfonçaient dans mes paumes quand les voitures freinaient trop vite devant nous. Mais à force de rire, avec les larmes qui brouillent la vue, j'ai détendu mes doigts et j'ai pensé peu importe le reste, maintenant c'est juste parfait. J'ai arrêté d'avoir peur. J'ai serré les perles de mon collier argenté pour imprimer sur lui un peu du bonheur du moment. J'ai continué à y plonger mes doigts durant le week end, pour les sourires, ou pour les glaces sur les escaliers du grand fronton plein d'obscurité. Pour tout les petits moments, les paroles dans la salle de bain entre deux mèches humides entre Ré-a et moi, les secrets dans le noir avec Chou, les photos noir et blanc de nous tous en domino.

Je crois qu'on vit pour ce genre de moment. Y'a du compliqué, du gris, des larmes. Mais y'a ça, qui passe pas dessus tout. Qui fait sourire après, qui fait dire "on repart quand?". Qui scelle aussi toutes nos amitiés un peu plus. Avant, je sentais comme un vide, sans savoir l'expliquer. En fait, c'était leurs présences à eux qui, sans qu'on se connaisse encore, me manquaient déjà.

Posté par Hodei à 20:15 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 mai 2009

Dans quelques heures, Chou-Colloc passe me chercher, et on s'enfuit dans mon là bas, au sud. Les autres sont partis tôt ce matin, et je ne voulais pas qu'il fasse les deux et demi de trajet seul. Il y a la musique dans mon ipod, avec le cable qui la diffuse dans la voiture. Et puis il y a toutes les choses qu'on a jamais le temps de se dire, toujours entre deux soirées, deux trains, deux villes. C'est compliqué d'être loin. Lord s'amuse pendant les soirées, quand mes mains cherchent plus celles de Chou que les siennes. Ce n'est pas la même chose, et il le sait. C'est de l'amour quand même, mais pas le même.

En attendant les coffres des voitures sont pleins de gateaux, d'alcool et de bêtises. Trois jours un peu coupés de tout, comme l'année dernière. Il y a beaucoup de nuages aujourd'hui, mais peut être du soleil pour demain, et dimanche. La dernière fois, les visages des blondes et rousse étaient rouges de soleil. Cette année on sera plus prudentes. On évitera les averses et on mangera le midi. Ou peut être pas. On sera juste plein de rire quand nos cheveux seront humide de pluie, et on mangera encore des céréales au chocolat à onze heures. On va surement boire un peu trop, et laisser se consumer des cigarettes sur nos lèvres de non fumeurs. Vivement.

Posté par Hodei à 15:58 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1